Les start-ups pharmaceutiques en Suisse : écosystème, innovation et lacunes importantes

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L'innovation pharmaceutique naît rarement uniquement en laboratoire : elle nécessite tout un réseau. La SATW a interrogé deux expertes et présente dans cet article différentes perspectives sur l’écosystème suisse des sciences de la vie : Katja Jenni-Szaloky, de l’Office de l’économie et du travail de Bâle-Ville, décrit comment le canton met en place des conditions-cadres ; et Julia Biwer, directrice des opérations et cofondatrice d’Abbmira Therapeutics, explique comment une jeune start-up bâloise spécialisée dans les biotechnologies évolue au sein de cet écosystème et où elle se heurte à ses limites.

Deux expertes, deux points de vue : Katja Jenni-Szaloky est codirectrice du département Économie de l'AWA de Bâle-Ville et Julia Biwer est directrice des opérations et cofondatrice de la start-up bâloise Abbmira Therapeutics (photographe : Gabriel Hill).

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Les points essentiels en un coup d'œil

  • L'écosystème en tant que réseau : les start-ups pharmaceutiques ont besoin de scientifiques, de cliniciens, d'experts en réglementation et d'une proximité avec les grands laboratoires pharmaceutiques. Bâle offre ce réseau avec une densité exceptionnelle.
  • Une approche virtuelle et allégée : Abbmira Therapeutics renonce délibérément à disposer de son propre laboratoire et fait appel à des entreprises externes ainsi qu’au réseau de connaissances du pôle de Bâle – un modèle qui minimise les coûts et maximise la recherche.
  • Déficit de financement : la Suisse est forte en matière de recherche, mais, en comparaison internationale, elle est faible en matière de capital-risque. Les caisses de retraite et les investisseurs institutionnels sont pratiquement absents en tant que bailleurs de capital-risque.
  • Les grandes entreprises pharmaceutiques comme cible, et non comme concurrentes : les start-ups telles qu’Abbmira développent des candidats-médicaments jusqu’à la phase 1 ; les grands groupes prennent ensuite le relais. Les rôles sont complémentaires, et non concurrents.
  • Pack d’attractivité de Bâle : le canton investit jusqu’à 400 millions de francs suisses par an dans l’innovation et 15 millions dans des coopérations de recherche. Les infrastructures et la promotion de l’innovation font partie intégrante de la politique stratégique d’attractivité du canton.

L'innovation pharmaceutique ne se résume pas à une bonne idée née en laboratoire : elle résulte d'une interaction entre la science, la pratique clinique, l'industrie et les capitaux. Le Technology Outlook 2025 de la SATW, qui met en lumière les technologies présentant un intérêt stratégique pour la place économique suisse, montre quelles sont les conditions nécessaires à cet effet – et où la Suisse présente encore des lacunes. Abbmira Therapeutics, une start-up biotechnologique bâloise, y est présentée comme un exemple phare dans le domaine des sciences de la vie.

La SATW a interrogé deux expertes qui connaissent l’écosystème pharmaceutique suisse sous différents angles : Katja Jenni-Szaloky est codirectrice du département Économie à l’Office de l’économie et du travail (AWA) de Bâle-Ville et, en tant que représentante de la promotion économique, elle participe activement à l’élaboration des conditions-cadres dont bénéficient les jeunes entreprises à Bâle. Julia Biwer est directrice des opérations (COO) et cofondatrice d’Abbmira Therapeutics – une start-up qui, depuis septembre 2024, développe un principe actif inspiré des bactéries pour lutter contre le cancer, sans exploiter le moindre laboratoire en propre. Leurs réponses mettent en lumière ce qui caractérise l’écosystème bâlois et les limites structurelles auxquelles il se heurte. Elles expliquent également ce qu’il faut pour que l’excellence de la recherche débouche sur la création d’entreprises prospères.

Quels sont les acteurs qui constituent des partenaires essentiels pour les start-ups pharmaceutiques ?

Katja Jenni-Szaloky : Une start-up pharmaceutique prospère s’inscrit toujours dans un écosystème solide. L’interaction entre différents acteurs est déterminante : les universités et les hôpitaux apportent l’excellence scientifique et l’expertise clinique, l’industrie pharmaceutique apporte son expérience en matière de réglementation, ses réseaux mondiaux et sa connaissance du marché, tandis que les investisseurs permettent l’accès au capital et au savoir-faire stratégique. Les prestataires de services spécialisés – notamment dans les domaines de la propriété intellectuelle, de la réglementation ou du financement – sont tout aussi importants, tout comme les autorités et les organismes de soutien à l’innovation, qui créent les conditions-cadres appropriées.

Bâle dispose ici d’un écosystème des sciences de la vie exceptionnellement dense et connecté à l’échelle internationale. Outre des entreprises pharmaceutiques de premier plan à l’échelle mondiale, de nombreuses institutions contribuent activement à la promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Parmi celles-ci figurent notamment Basel Area Business & Innovation, avec des programmes tels que BaseLaunch ou DayOne, l’Innovation Office de l’Université de Bâle, des organismes nationaux de soutien comme Innosuisse, ainsi que d’autres initiatives en faveur des start-ups et de l’entrepreneuriat.

Les infrastructures constituent également un facteur d’implantation essentiel : les jeunes entreprises ont besoin, dès leurs débuts, d’espaces de laboratoires et de bureaux adaptés. Le canton de Bâle-Ville propose notamment aux start-ups, via le Tech Park Basel, des espaces de laboratoires et de bureaux modernes et entièrement équipés. Cette offre est complétée par d’autres prestataires, tels que le Switzerland Innovation Park Basel situé sur le campus Novartis. Associées au « Basler Standortpaket », aux allègements de loyer pour les start-ups et aux programmes de soutien à l’innovation, ces offres créent des conditions-cadres favorables qui permettent aux start-ups de développer plus rapidement leurs innovations et de se développer à l’international.

Julia Biwer : Le développementde médicaments est sans doute l’un des projets les plus complexes que l’on puisse entreprendre. Il faut disposer d’un réseau très étendu : des biochimistes hautement spécialisés ayant de l’expérience dans le développement pharmaceutique, des experts en matière de réglementation de l’Agence européenne des médicaments (EMA) et de la Food and Drug Administration (FDA) américaine, des cliniciens issus d’hôpitaux universitaires – et, au final, les grandes entreprises pharmaceutiques en tant que clients.

Dans le domaine de l’oncologie en particulier, les traitements modernes sont tellement personnalisés qu’on ne peut comprendre les besoins précis que si l’on travaille en étroite collaboration avec les médecins traitants. Nous nous concentrons sur le cancer de l’ovaire et le cancer du poumon et collaborons donc avec des cliniciens qui traitent quotidiennement des patientes atteintes de ces maladies ; non seulement à Bâle, mais aussi dans de grands centres allemands comme Heidelberg. Ce réseau clinique est essentiel.

Et puis, bien sûr, l’industrie pharmaceutique fait également partie de notre réseau. Non pas tant en tant que concurrente, mais plutôt en tant que partenaire. Une start-up biotechnologique spécialisée en oncologie ne peut généralement financer par elle-même que la première phase clinique, qui peut déjà coûter trente millions de francs. Seules les grandes entreprises pharmaceutiques peuvent prendre en charge les phases ultérieures, dont les coûts se chiffrent en centaines de millions. Notre objectif est de générer un ensemble de données aussi convaincant que possible jusqu’à la phase 1 et, en parallèle, de nouer les bons contacts au sein de l’industrie pharmaceutique.

Qu’est-ce qui rend la Suisse unique pour les start-ups pharmaceutiques et quelles sont les lacunes ?

Katja Jenni-Szaloky : La Suisse est l’un des rares sites au monde où l’excellence scientifique, une industrie pharmaceutique de premier plan à l’échelle mondiale, les capitaux et la stabilité politique se côtoient sur un territoire restreint. Cette concentration est exceptionnelle à l’échelle internationale et favorise des échanges étroits. C’est essentiel pour instaurer la confiance, mais aussi pour trouver ensemble des solutions rapides.

La région de Bâle, en particulier, dispose d’une concentration exceptionnelle de compétences en sciences de la vie tout au long de la chaîne de valeur – de la recherche au développement clinique, en passant par la production et l’accès au marché mondial. À cela s’ajoute un fort pouvoir d’attraction sur les talents internationaux : les fondateurs et fondatrices internationaux représentent aujourd’hui environ la moitié de tous les fondateurs de start-ups en Suisse – et une proportion encore plus élevée parmi les « licornes » suisses.

Le financement reste un défi majeur pour les entreprises biotechnologiques suisses, en particulier dans les phases avancées de développement. En matière d’investissements en capital-risque, la Suisse est nettement à la traîne par rapport à des nations de start-ups telles que les États-Unis, Singapour ou Israël. Nous observons toutefois une croissance des investissements : 2025 a été une année record, au cours de laquelle 946,3 millions de francs suisses ont été investis dans des start-ups biotechnologiques.

Julia Biwer : Ce qui distingue la Suisse, c’est la qualité de ses universités et la volonté de collaborer. L’ETH Zurich, l’Université de Bâle, la FHNW : on y trouve une mentalité ouverte, une véritable culture de la collaboration. Nous travaillons avec des partenaires issus de différentes régions linguistiques, et pourtant, la Suisse donne l’impression de former un tout interconnecté. C’est un atout précieux.

Là où nous avons de grandes lacunes, c’est dans le financement des start-ups en phase de démarrage. La Suisse est traditionnellement une place financière – le capital-risque y circule peu. À ce jour, les caisses de retraite et les investisseurs institutionnels n’ont pratiquement pas encore découvert le capital-risque en tant que classe d’actifs. C’est en partie une question de mentalité : en Suisse, on préfère placer son argent à la banque plutôt que dans des placements à risque. Cela nous pénalise.

Dans le domaine des biotechnologies, il n’existe en Suisse qu’un seul programme qui investisse directement et de manière substantielle dans les entreprises biotechnologiques : BaseLaunch. C’est une bonne initiative, mais seules trois à quatre entreprises y sont sélectionnées chaque année. Le Danemark dispose, avec le Bio Innovation Institute, d’un incubateur comparable qui soutient 20 à 30 entreprises par an. Cela illustre bien la différence. Innosuisse joue également un rôle très précieux, mais les fonds sont principalement alloués aux universités ; seuls quelques programmes d’Innosuisse investissent directement dans des start-ups. Depuis fin 2025, les subventions d’Innosuisse sont de plus en plus orientées vers des entreprises plus matures, tandis que les jeunes start-ups biotechnologiques ont nettement plus de mal à trouver des capitaux qu’il y a encore quelques années. Lorsque les financements se font rares, ils sont plutôt accordés aux entreprises dont les technologies ont déjà été validées et dont le risque est plus facile à évaluer. C’est là le paradoxe de l’innovation : lorsque les capitaux se raréfient, ils sont moins souvent alloués aux idées les plus audacieuses, mais plus souvent aux entreprises plus matures.

Comment les petites start-ups parviennent-elles à innover dans un environnement dominé par les grands groupes ?

Katja Jenni-Szaloky : C’est précisément parce que le développement pharmaceutique est complexe et risqué que de nombreuses innovations disruptives voient le jour au sein de petites équipes spécialisées. Les start-ups peuvent prendre des décisions plus rapidement, prendre des risques calculés et poursuivre sans relâche le développement de nouvelles technologies. Les grands laboratoires pharmaceutiques observent cette dynamique d’innovation de très près. Dans la pratique, les grands et les petits acteurs se complètent souvent : les start-ups font avancer l’innovation à un stade précoce, tandis que les grandes entreprises permettent la mise à l’échelle, la réalisation d’études mondiales, apportent leur savoir-faire réglementaire et facilitent l’accès au marché.

Sur le plan structurel, la Suisse fait beaucoup de choses bien : des universités solides, une recherche de haute qualité, un réseau international et un environnement stable.

Julia Biwer : Les grandes entreprises pharmaceutiques ne sont en réalité plus du tout nos concurrentes – et c’est là un changement important. Au cours des 10 à 20 dernières années, les grands laboratoires pharmaceutiques ont sans cesse réduit leurs propres capacités de recherche et développement. Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est que l’industrie pharmaceutique achète de plus en plus : des actifs développés par des entreprises de biotechnologie comme la nôtre. Les rôles sont complémentaires – et c’est une bonne chose à nos yeux.

Le revers de la médaille, c’est que, comme l’industrie pharmaceutique s’appuie de plus en plus sur des innovations externes, il faut aujourd’hui un échange plus intense et plus précoce afin que les réflexions scientifiques qui sous-tendent certaines décisions de développement soient comprises de manière commune. Mais fondamentalement, cette collaboration est positive, car la biotechnologie apporte l’innovation en amont, tandis que les grands groupes assurent la mise à l’échelle, les études mondiales et l’accès au marché. Cela fonctionne, mais un échange étroit est essentiel.

Où voyez-vous les plus grandes avancées pour les trois à cinq prochaines années ?

Katja Jenni-Szaloky : Il reste à voirquelles avancées la recherche pharmaceutique va encore générer – en tant que canton, nous suivons cela avec beaucoup d’intérêt. La mission du canton de Bâle-Ville est de créer les conditions-cadres adéquates pour que les innovations parviennent à maturité commerciale et soient mises à la disposition des patient·e·s. Cela inclut l’accès aux talents, la visibilité internationale, la disponibilité de locaux, des réseaux solides et des coopérations entre entreprises établies et start-ups.

Grâce au « Basler Standortpaket », Bâle-Ville encourage de manière ciblée les investissements dans l’innovation (jusqu’à environ 400 millions de francs suisses par an) ainsi que les coopérations de recherche entre le monde scientifique et l’industrie, afin de faire progresser les innovations présentant un intérêt mondial. Une enveloppe annuelle de 15 millions de francs suisses est consacrée au renforcement des collaborations de recherche entre les hautes écoles, les instituts de recherche, les hôpitaux universitaires et l’industrie locale active dans la recherche.

Julia Biwer : Nous saluons vivement le « Basler Standortpaket ». Il sera particulièrement important que les jeunes start-ups puissent elles aussi bénéficier de ces investissements, afin de consolider davantage le parcours menant d’une recherche d’excellence à la création d’entreprises prospères. Notre grand objectif est d’activer le système immunitaire inné contre le cancer. C’est le « Saint Graal » de l’oncologie, un défi qui n’a pas encore été relevé – beaucoup s’y sont essayés, sans succès. Nous pensons que cela vaut la peine de mener des recherches dans cette direction, car le potentiel est énorme. Le système immunitaire n’est en effet pas seulement pertinent pour le cancer : outre le cancer, certaines maladies auto-immunes pourraient également bénéficier de notre thérapie. Il s’agit pour nous de projets visant à développer notre portefeuille.

Notre approche peut se résumer ainsi : « Sculpturing the innate immune system. » Nous ne voulons pas affaiblir le système immunitaire, mais l’influencer de manière à ce qu’il combatte activement les maladies et puisse même avoir un effet préventif. Pour cela, nous nous concentrons sur un type de cellules spécifique et nous nous demandons : comment pouvons-nous activer ces cellules afin qu’elles réagissent mieux en cas de maladie ? C’est l’objectif que nous poursuivons.

La Suisse joue un rôle important à cet égard grâce à sa solide base de recherche, à ses réseaux universitaires et à l’écosystème de Bâle. Le programme d’implantation de Bâle offre l’opportunité de renforcer encore la collaboration entre des start-ups comme Abbmira et la recherche de pointe, telle que celle menée à l’Hôpital universitaire de Bâle. Nous sommes une jeune entreprise encore à ses débuts, mais nous sommes exactement là où il faut.

Abbmira ne dispose pas de son propre laboratoire : tout passe par des partenaires externes. Ce modèle virtuel est-il une particularité de l’écosystème bâlois ou fonctionne-t-il partout ?

Julia Biwer : Le modèle virtuel n’est pas une particularité de Bâle – c’est une nécessité. Je rencontre de plus en plus de PDG de sociétés de biotechnologie qui ont adopté cette approche, car c’est tout simplement le modèle le plus judicieux pour la phase de démarrage. On n’augmente pas les effectifs, on n’a pas de coûts fixes liés aux laboratoires et aux équipements. On reste une structure légère et, dès que des fonds sont disponibles, ils sont directement investis dans la recherche et le développement.

Nous nous finançons actuellement grâce à une subvention bilatérale d’Innosuisse, en collaboration avec un groupe de recherche à Varsovie, ainsi que par les investissements personnels des trois fondateurs et fondatrices. Depuis fin mai 2026, notre premier tour de financement pré-amorçage externe est ouvert aux business angels et aux family offices. Nous avons déjà pu obtenir quelques investissements dans ce cadre. Cela montre que ce modèle fonctionne : il est possible de progresser scientifiquement avec un minimum de ressources.

Un jour, nous aurons notre propre laboratoire – c’est prévisible. Mais tant que nous disposons d’expert·e·s externes qui fournissent leurs services et qui sont tout simplement plus compétent·e·s que nous à l’heure actuelle, nous faisons appel aux meilleurs. Bâle nous aide énormément dans ce domaine : on y trouve de nombreux spécialistes issus de Novartis ou de Roche, en « congé de transition » ou désireux de s’impliquer dans des start-ups, car les grandes organisations sont lourdes et en constante restructuration. Ce vivier de compétences est unique en Suisse.

À propos des personnes interrogées

Katja Jenni-Szaloky est codirectrice du pôle Économie au sein de l’Office de l’économie et du travail (AWA) de Bâle-Ville. L’agence de promotion économique de Bâle-Ville encourage de manière ciblée la collaboration entre l’industrie, les établissements d’enseignement supérieur et les start-ups. Le programme de promotion économique de Bâle-Ville est consacré à 80 % à la promotion de l’innovation.

Julia Biwer est directrice des opérations (COO) et cofondatrice d’Abbmira Therapeutics à Bâle. Cette start-up développe un principe actif inspiré des bactéries qui active le système immunitaire inné contre les tumeurs. L’entreprise a été fondée en septembre 2024 et fonctionne de manière virtuelle, sans disposer de son propre laboratoire.

Les entretiens ont été menés indépendamment les uns des autres ; les réponses de Katja Jenni-Szaloky ont été fournies par écrit et l’entretien avec Julia Biwer s’est déroulé oralement.

À propos de « Technology Outlook »

Cet article a été rédigé dans le cadre de la campagne de communication consacrée au « Technology Outlook 2025 » de l'Académie suisse des sciences techniques (SATW). La SATW mène, pour le compte de la Confédération, des activités de prospective technologique ; ces activités donnent lieu au « Technology Outlook », qui, tous les deux ans, met en lumière les technologies actuelles et futures pour la place économique suisse. Abbmira Therapeutics y est présentée comme exemple phare dans le domaine des sciences de la vie.

Contributeur·rice·s

Rôle Titre + Nom
Texte par Esther Lombardini
Expertise Julia Biwer, Katja Jenni-Szaloky